Débuter le tricot : mes 7 conseils

Pour vous aider à vous (re)mettre au tricot, j’ai compilé les 7 conseils que j’aurais aimé recevoir avant de me lancer. Voilà d’abord un petit sommaire (cliquable s’il vous plaît!) :

  1. Se procurer le matériel de base
  2. S’entraîner sans but précis
  3. Prendre un cours ?
  4. Bien choisir son premier “vrai” projet
  5. Être lucide face aux réseaux sociaux
  6. Être curieux
  7. Tricoter en anglais ?

1 - Se procurer le matériel de base

Pour le matériel : soit vous n’avez RIEN soit vous avez trouvé une vieille collections d’aiguilles et quelques pelotes de laines oubliées quelques part.

SI VOUS N’AVEZ RIEN :

Pour les aiguilles, je vous conseille de vous orienter vers des aiguilles à double pointe de 20 cm de long, taille 5 et plutôt en bois. Pourquoi ce choix ?

  • Les double pointe sont peu encombrantes et très maniables.
  • Taille 5 car cela vous permettra de commencer avec une laine pas trop fine, c’est plus facile et on voit bien ce qu’on fait.
  • Enfin, la laine glisse moins sur le bois que sur le métal donc vous aurez moins de chances de perdre une maille (ce qui est souvent le plus flippant quand on débute).

Pour la laine, si vous avez une mercerie à proximité de chez vous, allez voir ce qu’elle propose, demandez une laine pas trop foncée (c’est plus facile pour commencer) qui convient pour des aiguilles 5 et prenez-en une pelote. Si vous êtes loin des commerces, commandez-en une ou deux pelotes sur un site de laine comme la filature française Fonty par exemple. 

Et c’est pour vous faciliter la vie que j’ai créé le kit Grand Débutant qui contient absolument tout ce qu’il vous faudra pour apprendre les techniques de base du tricot.

le kit débutant Tricool avec toutes les options possibles

SI ON VOUS A PRÊTÉ / DONNÉ DU MATOS :

Essayez avec ça pour commencer !

Pour être honnête, c’est difficile de vous en dire plus parce que ça dépend tellement de ce que vous avez entre les mains ! 

2 - S'entraîner sans but précis

C’est comme ça que j’ai commencé et ça m’a vraiment aidée. J’avais deux aiguilles en bois et un petite pelote et j’ai regardé des tutos sur youtube pour monter des mailles (montez-en 20) puis pour réaliser plein de points différents : point jersey, point mousse, point de riz, côtes 1/1… C’est amusant et ça permet de s’entraîner sans que ce soit trop assommant. 5 ou 6 rangs de chaque point, ça passe super vite ! 

Par exemple : les tutos de Studio Knit (en anglais, mais ce sont mes préférés)

3 - Prendre un cours ?

Moi je l’ai fait, c’était un atelier headband de 2h à 45€ ce qui m’avait paru raisonnable. À la fin de l’atelier, je suis repartie chez moi avec 15cm de laine tricotée (que vous voyez ci-dessous) et j’étais celle qui avait le plus avancé ! J’étais un peu déçue mais plus par la promesse (un headband en 2h, ça me paraît aujourd’hui vraiment infaisable) que par l’activité qui m’avait bien plu.

le résultat après mon premier atelier tricot
Je pensais avoir un headband et j'ai eu... ça !

Ça ne m’a pas dégoûtée pour autant et ça a peut-être même boosté ma motivation tellement j’ai trouvé ça top de pouvoir enfin jouer avec tout ça en vrai et qu’on me montre comment faire.

C’est pour ça que je veux faire des ateliers, j’adore transmettre et je pense que ça va être super sympa. J’essaie juste de ne pas faire de promesse irréalisable sur le programme car je ne veux décevoir personne.

Rendez-vous sur la page des ateliers pour voir le calendrier des prochaines semaines.

4 - Bien choisir son premier "vrai" projet

Ce premier “projet” (c’est le nom qu’on donne aux choses que l’on tricote), vous vous en souviendrez longtemps, donc autant qu’il vous plaise ! Selon moi, il faut le choisir selon sa rapidité (se lancer dans une couverture qui vous prendra 6 mois ne me semble pas judicieux), sa difficulté technique (facile, quitte à être un peu monotone) et son utilité (faire un châle si vous n’en portez jamais n’a pas grand intérêt).

Si vous n’avez pas d’idée, je vous propose ce tuto headband sur ma chaîne Youtube mais il y en a des dizaines d’autres qui sont tops aussi.

5 - Être lucide face aux réseaux sociaux

Les principales plateformes que j’utilise par rapport au tricot sont Youtube (mine d’or de tutos vidéos sur TOUT!), Instagram (qui donne des idées pour futurs projets à faire) et Ravelry (véritable réseau social du tricot et bible de patrons super complète où on retrouve les grandes maisons comme des designers indépendant.e.s). 

Autant j’ai toujours adoré regarder des vidéos tricot sur youtube, autant instagram a pu m’intimider et même  me faire peur au début : trop de détails, trop de patrons, trop de noms de laine inconnus, trop de mots techniques archi compliqués… Bref, quand on n’y connaît rien, on peut avoir l’impression qu’on ne fait pas partie du club. 

Aujourd’hui encore, je vois bien que je n’ai pas les clés pour comprendre toutes les publications que je vois, mais ça ne me frustre plus autant. Je me suis rendu compte que les tricoteurs et tricoteuses sont surtout une communauté super bienveillante. En gros, je vous conseille juste d’y aller progressivement et de garder en tête que c’est normal d’être paumé.e au début :).

page de recherche du mont knitting sur instagram
il y a 16,7 millions de résultats pour "knitting" (tricoter en anglais) sur instagram !

6 - Être curieux

Là, c’est comme pour tout, plus vous allez chercher et essayer et plus vous allez progresser. Je prêche évidemment pour ma paroisse mais Youtube a été ma première source de progrès donc n’hésitez surtout pas à aller fouiner car on trouve une vidéo pour TOUT !

Si vous avez la chance d’être entouré.e de tricoteurs et tricoteuses, prenez un café avec eux, échangez, montrez leur vos travaux, demandez-leur des conseils, i.elles vont adorer !

Et il y a aussi les magazines ou les livres bien sûr. C’est parfois moins parlant que la vidéo mais certaines données sont bonnes à avoir sous la main. Je pense à mon préféré en la matière : Je me mets au tricot* de Lise Tailor.

LE livre à avoir : Je me mets au Tricot de Lise Tailor * (notamment pour son tableau sur le nom des laines et leur épaisseur (p. 29) que je consulte sys-té-ma-ti-quement avant chaque nouveau projet).

7 - Tricoter en anglais ?

Oui, je sais, je suis prof d’anglais mais ce n’est pas du tout pour ça que je promeus ici la merveilleuse langue de Shakespeare.

En effet, le vocabulaire des patrons en anglais est bien plus synthétique que celui du français. Par exemple : Tricoter quatre mailles à l’endroit s’écrira “tricoter 4m. end” en français et “K4” en anglais (pour “knit 4”). Et je vous assure que sur un patron de plusieurs pages, on voit vite l’intérêt de passer à l’English !

oui oui, ça peut vite ressembler à du code informatique

En plus, sur Ravelry, il y a plein de modèles super beaux dont le patron n’est pas disponible en français. En revanche, la grande majorité propose une traduction en anglais, donc autant ne pas se priver et apprendre tout de suite les abréviations essentielles.

Je vous conseille à nouveau le livre de Lise Tailor * où vous retrouverez un tableau super complet de plusieurs pages des abréviations anglaises et leur équivalent français (p. 104). Et si vous voulez un aperçu plus concis, alors rendez-vous sur mon article “Les bases pour déchiffrer un patron de tricot en anglais” où vous aurez l’essentiel pour faire vos premiers pas in English, s’il vous plaît.

Alors maintenant que vous savez tout ça, vous allez commencer par quoi ?

* lien affilié vers le site Cultura.fr

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